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Orthodontie et chirurgie des mâchoires

Lorsque le décalage entre les mâchoires est trop important pour être corrigé par l’orthodontie seule, une prise en charge associant orthodontie et chirurgie orthognathique peut être envisagée.

L’orthodontie agit sur la position des dents, tandis que la chirurgie permet de corriger la position, les rapports ou, dans certaines situations, la largeur des mâchoires. Cette complémentarité permet d’agir à la fois sur les composantes dentaires et squelettiques de la malocclusion.

L’objectif est de retrouver une occlusion fonctionnelle, équilibrée et stable, dans le respect de l’environnement dentaire, parodontal et articulaire. Le repositionnement des mâchoires faisant naturellement évoluer les proportions du visage, fonction et harmonie faciale sont envisagées conjointement dans le projet thérapeutique.

Au cabinet Plaisir de Sourire, à Aiffres, près de Niort, le Dr Guillaume Arbouin ou le Dr Mathilde Maillart assure la partie orthodontique du traitement. L’intervention est réalisée par un chirurgien maxillo-facial, avec qui le projet est planifié.

Dr Guillaume Arbouin au fauteuil, pendant un soin

Dans quelles situations ce traitement peut-il être envisagé ?

Une prise en charge orthodontico-chirurgicale peut notamment être envisagée en présence :

Dr Guillaume Arbouin scanne les dents d’un patient allongé au fauteuil
  • d’un décalage important entre les mâchoires, avec une mandibule trop avancée ou trop reculée, ou un maxillaire insuffisamment développé vers l’avant ;
  • d’une béance importante, lorsque certaines dents ne se rencontrent pas lors de la fermeture de la bouche ;
  • d’un décalage transversal marqué, notamment lorsque le maxillaire supérieur est trop étroit par rapport à la mandibule ;
  • d’une asymétrie faciale ou d’une déviation mandibulaire ;
  • d’une malocclusion associée à des difficultés fonctionnelles.

Ces déséquilibres peuvent avoir des répercussions sur la mastication, la phonation, la respiration ou la fermeture des lèvres. Ils peuvent également favoriser une usure prématurée de certaines dents ou exercer des contraintes sur les articulations de la mâchoire.

Chaque situation étant différente, l’indication d’un traitement combiné repose toujours sur un bilan individualisé.

Pourquoi l’orthodontie seule ne suffit-elle pas toujours ?

L’orthodontie permet de déplacer les dents au sein de leur support osseux et de corriger de nombreuses malocclusions. Elle ne peut cependant pas, à elle seule, modifier suffisamment la position ou les dimensions de mâchoires présentant un décalage squelettique important.

Entretien entre le Dr Guillaume Arbouin et un patient à son bureau

Dans certaines situations, les dents se sont progressivement inclinées ou déplacées pour compenser en partie ce décalage. Cette adaptation peut en atténuer l’apparence sans en corriger la cause.

L’orthodontie et la chirurgie ont alors des rôles complémentaires : le praticien prépare et positionne les dents, tandis que le chirurgien maxillo-facial intervient sur les mâchoires. Le traitement est planifié conjointement afin de rechercher le meilleur équilibre possible entre les dents, les mâchoires, les fonctions et le visage.

Un bilan précis et une planification personnalisée

La décision d’entreprendre un traitement orthodontico-chirurgical intervient après un bilan orthodontique complet permettant d’étudier les dents, l’occlusion, les mâchoires, leur relation avec le visage et, lorsque cela est nécessaire, les fonctions associées.

L’examen clinique est complété par les examens nécessaires à l’analyse et à la planification du traitement. Le praticien et le chirurgien maxillo-facial peuvent ainsi définir ensemble les corrections envisagées et expliquer au patient les différentes étapes de sa prise en charge.

Lorsqu’une problématique respiratoire, articulaire, parodontale ou fonctionnelle particulière est identifiée, l’avis d’autres professionnels peut également compléter cette évaluation.

Le projet thérapeutique est donc personnalisé : des situations qui peuvent sembler proches ne nécessitent pas nécessairement le même traitement.

Comment se déroule le traitement ?

La prise en charge repose sur une collaboration étroite entre le praticien et le chirurgien maxillo-facial et s’organise généralement en plusieurs étapes.

La préparation orthodontique

Avant l’intervention, une première phase orthodontique permet d’aligner les dents et de préparer les arcades à leur future position.

Femme souriante, les mains sur les joues

Elle corrige notamment les adaptations dentaires qui ont pu se développer progressivement pour compenser le décalage des mâchoires. Au cours de cette préparation, celui-ci peut donc parfois sembler temporairement plus marqué. Cette évolution est attendue et permet de positionner correctement les dents sur chacune des mâchoires avant leur repositionnement chirurgical.

Les modalités de cette préparation sont adaptées à chaque patient et au projet établi avec l’équipe chirurgicale.

La chirurgie orthognathique

L’intervention est réalisée par un chirurgien maxillo-facial, sous anesthésie générale. Selon la correction nécessaire, elle peut concerner le maxillaire supérieur, la mandibule ou les deux mâchoires.

Dans la majorité des situations, les gestes chirurgicaux sont réalisés à l’intérieur de la bouche, sans cicatrice visible sur le visage. Les mâchoires sont repositionnées conformément à la planification établie par l’équipe orthodontique et chirurgicale, puis stabilisées dans leur nouvelle position.

Lorsque le maxillaire supérieur est trop étroit : DIM / SARPE

Tous les déséquilibres ne concernent pas uniquement une mâchoire trop avancée ou trop reculée. Ils peuvent également concerner leur largeur.

Lorsque le maxillaire supérieur est trop étroit par rapport à la mandibule, on parle de déficit transversal maxillaire. Celui-ci peut notamment se manifester par une occlusion inversée de certaines dents, un décalage entre les arcades ou une insuffisance de largeur de l’arcade supérieure.

Femme riant, bras croisés, en pull bleu

Chez le patient en croissance, une expansion du maxillaire peut, selon la situation, être obtenue par des moyens orthodontiques ou orthopédiques. Lorsque la croissance est terminée et que le déficit transversal est important, une expansion palatine assistée chirurgicalement, appelée DIM (disjonction intermaxillaire) ou SARPE (Expansion Palatine Rapide Assistée Chirurgicalement), peut être envisagée.

Cette prise en charge associe un geste chirurgical destiné à faciliter l’expansion du maxillaire et un dispositif permettant son élargissement progressif. Elle est planifiée conjointement par le praticien et le chirurgien maxillo-facial et s’intègre dans le traitement orthodontique.

L’objectif est de rétablir une largeur plus adaptée du maxillaire supérieur et de meilleures relations transversales entre les deux arcades dentaires. Selon la situation initiale, cette correction peut constituer l’étape chirurgicale principale ou s’intégrer dans un projet orthodontico-chirurgical plus global.

En savoir plus : Appareils fixes

Respiration et syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS)

La position et les rapports entre les mâchoires participent également à l’environnement anatomique des voies aériennes supérieures. Chez certains patients, une configuration particulière des mâchoires peut être associée à une réduction de l’espace disponible pour le passage de l’air et s’inscrire dans un contexte de troubles respiratoires du sommeil, notamment de syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS).

Lorsqu’un SAHOS est suspecté ou diagnostiqué, son évaluation et sa prise en charge nécessitent un bilan spécifique et peuvent faire intervenir plusieurs professionnels : médecin du sommeil, pneumologue, ORL, praticien en orthodontie et chirurgien maxillo-facial selon les situations.

Le traitement d’un SAHOS ne repose pas systématiquement sur une chirurgie des mâchoires. Toutefois, chez certains patients et en fonction de leur anatomie, une avancée chirurgicale des mâchoires peut faire partie des options thérapeutiques envisagées.

La dimension respiratoire est alors intégrée à la réflexion thérapeutique globale, aux côtés de l’occlusion, des fonctions oro-faciales et de l’équilibre du visage.

Après l’intervention : récupération et adaptation

Une période de récupération et d’adaptation est nécessaire après une chirurgie orthognathique. Un gonflement du visage, de la fatigue, une gêne, une limitation temporaire de l’ouverture de la bouche ou des modifications de la sensibilité peuvent notamment survenir.

Leur importance et leur évolution varient selon l’intervention et chaque patient. L’alimentation, l’hygiène bucco-dentaire et la reprise progressive des activités suivent les recommandations de l’équipe chirurgicale.

Au-delà de la récupération physique, le patient s’adapte progressivement à une nouvelle position de ses mâchoires, une nouvelle occlusion et une évolution de l’équilibre de son visage. Ces changements ont été anticipés lors de la planification, mais leur perception et leur appropriation se font naturellement de manière progressive.

Le praticien et le chirurgien assurent conjointement le suivi de la cicatrisation, de la consolidation des mâchoires et de l’évolution de l’occlusion. Selon les besoins, d’autres professionnels, notamment un kinésithérapeute ou un orthophoniste, peuvent également participer à l’accompagnement.

Les finitions orthodontiques

Après l’intervention et la première période de récupération, le traitement orthodontique se poursuit afin d’affiner la position des dents et leurs contacts.

Cette dernière phase permet d’ajuster l’occlusion et d’obtenir un engrènement aussi précis, fonctionnel et stable que possible.

En savoir plus : Contention orthodontique

Existe-t-il des risques ou des limites ?

Comme toute intervention chirurgicale, la chirurgie orthognathique comporte des risques et des suites qui doivent être expliqués au patient avant le traitement.

Selon le type d’intervention, des saignements, une infection ou des modifications temporaires et parfois persistantes de la sensibilité peuvent notamment survenir, en particulier au niveau des lèvres ou du menton. Une évolution des articulations de la mâchoire ou une modification secondaire de la position obtenue sont également possibles dans certaines situations.

Le chirurgien maxillo-facial délivre une information personnalisée sur les bénéfices attendus, les contraintes, les suites et les risques propres à l’intervention envisagée.

L’objectif n’est donc pas de rechercher une perfection théorique, mais un résultat fonctionnel, équilibré et aussi stable que possible, adapté à l’anatomie et à la situation de chaque patient.

À quel âge peut-on envisager ce traitement ?

La chirurgie orthognathique est généralement envisagée lorsque la croissance des mâchoires est achevée ou suffisamment stabilisée.

Son éventualité peut néanmoins être identifiée et expliquée plus tôt chez l’adolescent. Cela permet au jeune patient et à ses parents de comprendre l’évolution possible de la situation, d’anticiper les différentes étapes et d’organiser la prise en charge au moment approprié.

Chez l’adulte, il n’existe pas d’âge unique pour envisager ce traitement. L’indication dépend avant tout de la situation orthodontique, de l’état des dents et du parodonte, de l’état de santé général et des objectifs définis avec le patient.

Une prise en charge coordonnée dans la durée

Un traitement orthodontico-chirurgical constitue un véritable parcours thérapeutique. Sa durée varie selon la situation initiale, l’importance du décalage, les corrections orthodontiques nécessaires et le type d’intervention envisagé.

Chaque étape – diagnostic, préparation orthodontique, planification chirurgicale, intervention, récupération et finitions orthodontiques – s’inscrit dans un projet commun entre le patient, le praticien et le chirurgien maxillo-facial.

L’implication du patient est essentielle tout au long du parcours : respect des rendez-vous, qualité de l’hygiène bucco-dentaire et suivi des recommandations orthodontiques et chirurgicales contribuent au bon déroulement du traitement.

Une fois la phase active terminée, une contention orthodontique et un suivi à long terme complètent la prise en charge afin de contribuer au maintien des résultats obtenus.

Faire le point sur votre situation

Un décalage important entre les mâchoires, une asymétrie, un maxillaire supérieur trop étroit ou certaines difficultés fonctionnelles peuvent conduire à envisager une prise en charge orthodontique associée à une chirurgie maxillo-faciale.

Le bilan orthodontique permet d’analyser la situation, de déterminer si l’orthodontie seule peut répondre aux objectifs du traitement ou si une approche orthodontico-chirurgicale mérite d’être envisagée, puis d’en expliquer les différentes possibilités.

Lorsque la chirurgie est indiquée, le suivi orthodontique est assuré avant et après l’intervention, en coordination étroite avec le chirurgien maxillo-facial, afin d’accompagner le patient tout au long de son traitement.

Votre prise en charge au cabinet Plaisir de Sourire

Le bilan orthodontique est réalisé au cabinet par le Dr Guillaume Arbouin ou le Dr Mathilde Maillart. Les téléradiographies de face et de profil, faites sur place, aident à analyser les rapports entre les mâchoires et d’éventuelles asymétries. Lorsqu’un examen en trois dimensions est justifié, le praticien remet une ordonnance pour le réaliser dans un centre d’imagerie.

À l’issue du bilan, un courrier d’adressage transmet au chirurgien maxillo-facial les observations du praticien et les objectifs recherchés. Le praticien et le chirurgien définissent ensuite le projet ensemble, puis l’expliquent au patient, et à ses parents s’il est mineur. Le suivi orthodontique est assuré au cabinet avant et après l’intervention, en lien étroit avec le chirurgien. Les photographies de suivi restent consultables sur l’application DentaPoche.

En savoir plus : Parcours de soin

Questions fréquentes sur l’orthodontie et la chirurgie des mâchoires

Un traitement orthodontico-chirurgical est-il douloureux ?

Les sensations varient d’une personne à l’autre. Après la chirurgie, une prise en charge adaptée par l’équipe chirurgicale aide à limiter l’inconfort. Pendant les phases orthodontiques, une sensibilité passagère peut apparaître après certains réglages.

Combien de temps dure un traitement complet ?

La durée dépend de la situation de départ, de l’importance du décalage, des corrections orthodontiques nécessaires et du type d’intervention. Une estimation personnalisée est donnée après le bilan et la planification. Le compte rendu du bilan précise la durée prévisionnelle et les principales étapes.

Peut-on travailler après la chirurgie ?

Un arrêt temporaire est généralement recommandé. La reprise dépend de l’intervention réalisée et du type d’activité exercée. Le chirurgien maxillo-facial en précise les modalités.

La chirurgie laisse-t-elle des cicatrices visibles ?

Les incisions sont le plus souvent réalisées à l’intérieur de la bouche, ce qui évite généralement les cicatrices visibles sur le visage. Le chirurgien maxillo-facial le précise pour l’intervention prévue.

Les résultats sont-ils stables dans le temps ?

Une contention adaptée et un suivi régulier contribuent à maintenir les résultats obtenus. Dans certaines situations, la position obtenue peut évoluer secondairement : c’est l’une des raisons de ce suivi à long terme.

Prendre rendez-vous pour un traitement orthodontico-chirurgical à Aiffres

Un décalage marqué entre les mâchoires, une asymétrie du visage ou une mâchoire supérieure trop étroite vous interrogent ? Le Dr Guillaume Arbouin et le Dr Mathilde Maillart vous reçoivent au cabinet Plaisir de Sourire, à Aiffres. Le bilan permet de déterminer si l’orthodontie seule suffit, ou si une chirurgie mérite d’être envisagée. Contactez-nous au 05 86 58 01 45 ou par le formulaire en ligne.