Appareils fixes
Chez l’enfant, un appareil fixe est scellé ou collé sur certaines dents et reste en place entre les rendez-vous. Il agit en continu, sans dépendre d’un temps de port. Selon la situation, il maintient un espace, élargit la mâchoire supérieure ou corrige la position de quelques dents.
Au cabinet Plaisir de Sourire, à Aiffres, près de Niort, le Dr Guillaume Arbouin ou le Dr Mathilde Maillart choisit l’appareil après le bilan orthodontique. Il peut s’agir d’un mainteneur d’espace, d’un multi-attaches partiel, d’un Quad Helix ou d’un disjoncteur. Dans certaines Classes III, un masque facial, porté le soir et la nuit, s’ajoute à un appareil placé dans la bouche.

Mainteneur d’espace : pour éviter des traitements orthodontiques plus invasifs à l’avenir
Les dents de lait contribuent à garder la place des dents définitives. Lorsqu’une dent de lait est perdue trop tôt, les dents voisines peuvent glisser vers l’espace libre. La dent définitive risque alors de manquer de place. Un mainteneur d’espace préserve cette place jusqu’à son arrivée, ce qui peut simplifier la suite du traitement.


L’arc lingual : Cet appareil est fixé sur les premières molaires mandibulaires et suit la courbe des dents inférieures. Il aide à maintenir la position des dents, évite les malocclusions et les désalignements futurs et assure un développement symétrique et équilibré.
L’arc de Nance : Il est utilisé pour maintenir l’espace dans l’arcade dentaire supérieure notamment lorsque des dents temporaires sont perdues prématurément. Il est fixé aux premières molaires maxillaires et constitué d’un appui en résine placé sur la partie antérieure du palais. Cela évite les déplacements des dents adjacentes, permettant ainsi aux dents définitives de pousser correctement.
MEU : Utilisé pour préserver l’espace laissé par une dent temporaire perdue trop tôt, il permet une éruption correcte de la dent permanente en empêchant les dents adjacentes de se déplacer dans cet espace vide.
Appareil dentaire multi-attache
Chez l’enfant, un appareil multi-attache partiel peut être utilisé dans certaines situations pour réaliser une correction orthodontique précoce et ciblée, sans appareiller nécessairement l’ensemble de la denture supérieure et inférieure.
Des brackets, ou plus communément appelés des bagues, sont alors collés sur quelques dents afin de guider leur déplacement, d’améliorer certaines malpositions, de corriger un articulé croisé ou de créer et préserver l’espace nécessaire à l’éruption des dents définitives.
L’objectif n’est pas d’obtenir un alignement complet et définitif, mais de corriger au moment opportun une situation susceptible de perturber le développement de la denture et de favoriser les conditions d’une croissance harmonieuse et équilibrée. Un traitement orthodontique complémentaire s’avère souvent nécessaire ultérieurement.

En savoir plus : Multi-attaches
Masque facial de Delaire
Le masque facial de protraction, également appelé masque orthopédique facial ou masque de Delaire, est un appareil utilisé en orthodontie interceptive pour traiter certaines malocclusions de classe III chez l’enfant.
Ces malocclusions peuvent notamment être liées à un développement insuffisant vers l’avant du maxillaire, c’est-à-dire de la mâchoire supérieure. Le masque facial permet alors de profiter du potentiel de croissance de l’enfant pour favoriser l’avancée du maxillaire et améliorer les rapports entre les mâchoires.
Utilisé au moment opportun, ce traitement interceptif contribue ainsi à améliorer l’occlusion et la fonction, tout en favorisant des conditions plus équilibrées pour la poursuite de la croissance du visage.
Comment fonctionne le masque facial ?
Le masque prend appui sur le front et le menton. Des élastiques le relient à un appareil placé à l’intérieur de la bouche, le plus souvent associé à un appareil d’expansion maxillaire.
La traction exercée permet d’agir sur le maxillaire pendant une période où la croissance de l’enfant peut encore être influencée.
Le masque est généralement porté le soir et pendant la nuit, selon les indications données par le praticien. La régularité du port joue un rôle essentiel dans l’efficacité du traitement.
Pourquoi traiter certaines malocclusions de classe III dès l’enfance ?
Lorsque l’indication est posée, une prise en charge précoce permet de profiter du potentiel de croissance de l’enfant et d’intervenir avant que certains déséquilibres ne s’installent ou ne s’accentuent.
Pourquoi faut-il traiter en bas âge les malocclusions de classe III ?
Prévenir certaines conséquences irréversibles au niveau osseux, dentaire et gingival
Un articulé croisé antérieur, dans lequel certaines dents inférieures passent devant les dents supérieures lors de la fermeture de la bouche, peut entraîner des contacts dentaires inadaptés.
À terme, ces contraintes peuvent favoriser une usure de l’émail des incisives concernées ou fragiliser les tissus qui entourent certaines dents (gencive, ligament). Le déplacement d’une incisive inférieure vers l’avant pour s’adapter à l’articulé croisé peut notamment s’accompagner d’un amincissement de la gencive, voire favoriser l’apparition d’une récession gingivale.
La correction précoce de l’articulé croisé vise ainsi à rétablir des contacts dentaires plus favorables.
Corriger le déséquilibre entre les mâchoires
Lorsque la classe III est associée à un développement insuffisant du maxillaire, le traitement cherche à favoriser sa croissance vers l’avant et à améliorer les rapports entre les mâchoires supérieure et inférieure.
Intervenir pendant la croissance permet également de limiter certaines compensations dentaires qui pourraient progressivement s’installer pour s’adapter au décalage entre les mâchoires. Le traitement interceptif précoce de ce type de malocclusion permet de plus grand changement orthopédique sur une plus courte période de temps.
Améliorer la fonction occlusale
Chez certains enfants, la fermeture de la bouche s’accompagne d’un glissement fonctionnel de la mandibule vers l’avant. Ce déplacement apparaît lorsque les dents rencontrent un obstacle lors de la fermeture et que la mâchoire inférieure avance pour permettre l’engrènement des dents.
Le traitement cherche à supprimer ce glissement, à rétablir une fermeture plus naturelle et à favoriser ainsi des conditions fonctionnelles plus favorables à la poursuite de la croissance en limitant notamment l’allongement de la mâchoire inférieure qui a déjà une tendance à être trop longue dans cette forme de malocclusion.
Faciliter le traitement orthodontique ultérieur
Une prise en charge interceptive peut également simplifier le traitement orthodontique qui sera éventuellement nécessaire à l’adolescence, en limitant l’installation ou l’aggravation de certains décalages squelettiques et dentaires.
Elle ne permet toutefois pas de contrôler totalement la croissance future et ne peut donc pas garantir qu’une prise en charge complémentaire ne sera pas nécessaire après la croissance. Dans certaines situations, quand bien même une chirurgie devait être nécessaire, l’amélioration précoce des rapports entre les mâchoires réduit l’importance du décalage à traiter et donc diminue l’amplitude du geste chirurgical.
Favoriser l’équilibre du visage
En améliorant les rapports entre les mâchoires, le traitement peut également contribuer à une meilleure harmonie du profil et du visage au cours de la croissance et ainsi faciliter le développement psychosocial de l’enfant.
À quel âge commencer ?
Il n’existe pas d’âge unique pour débuter un traitement par masque facial. Le moment le plus approprié dépend notamment de l’origine et de l’importance de la malocclusion, de la croissance des mâchoires et du stade de développement dentaire de l’enfant.
De manière générale, lorsque l’indication est présente, une intervention suffisamment précoce permet de bénéficier davantage du potentiel de croissance et d’obtenir une action orthopédique plus favorable sur le maxillaire.
Un dépistage précoce permet donc d’identifier les situations nécessitant une intervention et de déterminer le moment le plus approprié pour commencer le traitement.
Les résultats sont-ils définitifs ?
Le masque facial peut améliorer significativement les rapports entre les mâchoires, mais il ne permet pas de contrôler entièrement la croissance future.
Chez certains enfants présentant une tendance marquée à la classe III, la croissance de la mandibule peut se poursuivre de façon importante pendant l’adolescence et entraîner une réapparition partielle du décalage. Une certaine surcorrection peut ainsi parfois être recherchée afin d’anticiper cette évolution.
Une surveillance orthodontique régulière reste donc nécessaire jusqu’à la fin de la croissance.
Dans les formes squelettiques les plus importantes, un traitement orthodontique complémentaire et, dans certaines situations, une prise en charge chirurgicale à l’âge adulte peut rester nécessaires.
En savoir plus : Orthodontie et chirurgie des mâchoires
Quad Helix
Le Quad Helix est principalement indiqué lorsque l’arcade dentaire supérieure est trop étroite par rapport à l’arcade inférieure. Le Quad Helix est constitué d’un fil métallique muni de plusieurs boucles, généralement fixé sur des bagues placées autour des molaires supérieures.
Grâce à son élasticité et aux activations réalisées par le praticien, il exerce des forces légères et progressives afin d’élargir l’arcade supérieure et de corriger certains décalages transversaux.
Selon les besoins, le Quad Helix peut également permettre de :
- corriger un articulé croisé postérieur, d’un seul côté ou des deux côtés ;
- améliorer la forme et la largeur de l’arcade supérieure ;
- augmenter modérément l’espace disponible afin de faciliter l’évolution et l’alignement des dents définitives ;
- maintenir ou préserver l’espace nécessaire à l’éruption des dents définitives, notamment lorsque l’espace disponible risque de diminuer ;
- corriger certaines rotations ou mauvaises positions des molaires ;
- réaliser une expansion adaptée ou asymétrique lorsque la correction nécessaire n’est pas identique des deux côtés ;
- servir d’ancrage, c’est-à-dire de point d’appui permettant de mieux contrôler certains déplacements dentaires au cours du traitement.
L’appareil étant fixe, il agit en permanence et son efficacité ne dépend pas de la coopération de l’enfant pour son port.
Une sensation de pression sur les dents, une gêne de la langue ou une légère modification de la parole et de la mastication peuvent être ressenties les premiers jours. Ces désagréments diminuent généralement rapidement avec l’adaptation.
Une hygiène bucco-dentaire rigoureuse est nécessaire autour de l’appareil. Les aliments très durs ou collants sont également à éviter afin de ne pas le déformer ou le desceller.
Des contrôles réguliers permettent de suivre l’évolution de l’expansion et d’adapter le traitement à la croissance et à la denture de l’enfant.
Disjoncteur
Lorsque le maxillaire est trop étroit, plusieurs effets peuvent survenir. Le plus souvent, on observe un manque d’espace pour l’éruption des dents, entraînant parfois des chevauchements. Il peut aussi se produire un décalage transversal entre les mâchoires. Par conséquent, la mastication peut devenir moins efficace et une respiration buccale peut s’installer.
L’expansion maxillaire ou disjonction est un traitement interceptif indiqué lorsque la mâchoire supérieure est squelettiquement trop étroite par rapport à la mâchoire inférieure. Elle constitue parfois une première étape préparant la suite du traitement orthodontique.
Chez les enfants de 6 à 10 ans, les structures osseuses du palais sont encore en développement et malléables. Il est donc possible d’exercer une action progressive, douce et contrôlée. Chaque enfant grandit toutefois à son propre rythme. Une évaluation clinique et radiographique permet d’apprécier la maturation osseuse, l’occlusion, la position des dents, la largeur des mâchoires et les fonctions oro-faciales comme la respiration et la posture de la langue et de déterminer le moment le plus adapté pour débuter.
La disjonction modifie les dimensions de la région palatine. Elle augmente le périmètre de l’arcade et le volume des fosses nasales. Cela améliore, chez certains enfants, le flux ventilatoire et réduit les problèmes respiratoires, notamment les ronflements et les apnées du sommeil. Cette action est particulièrement bénéfique pour les patients souffrant de SAHOS (Syndrome d’Apnées-Hypopnées Obstructives du Sommeil) et contribue à une meilleure santé générale et un bien-être accru. En effet, un sommeil perturbé par des épisodes répétés d’obstruction respiratoire peut avoir des répercussions pendant la journée. Chez l’enfant, celles-ci ne se manifestent pas uniquement par de la fatigue ou une somnolence, elles peuvent également s’accompagner d’agitation, d’hyperactivité, de difficultés d’attention et de concentration, avec un retentissement possible sur les apprentissages et la scolarité.
Lorsque les troubles respiratoires du sommeil sont importants, ils peuvent également avoir des conséquences plus générales sur le développement et la croissance de l’enfant.
Elle ne constitue toutefois pas à elle seule un traitement de toutes les respirations buccales. Lorsqu’une obstruction nasale ou une cause ORL est suspectée, celle-ci doit être évaluée spécifiquement.
L’objectif du traitement est donc à la fois fonctionnel et morphologique : il vise à soutenir un développement harmonieux de la cavité buccale, des mâchoires et du visage. Il permet également de créer de meilleures conditions pour un futur alignement des dents et d’offrir d’avantages de place pour la langue.
Le disjoncteur est fixé aux dents supérieures et il comporte une partie centrale (vérin) permettant une activation progressive de l’appareil généralement réalisée par les parents à domicile, selon des consignes très précises données par le praticien. Ce geste est simple, rapide, et s’inscrit dans un suivi rigoureux avec des rendez-vous réguliers pour vérifier l’évolution et l’adaptation des tissus.
Lors des premiers jours ou après les activations, l’enfant peut ressentir une sensation de pression au niveau des dents, du palais ou parfois de la région nasale. Cette sensation est normale et généralement transitoire. Une courte période d’adaptation peut être nécessaire pour l’élocution et la mastication, mais les activités quotidiennes, sportives et scolaires sont poursuivies normalement. Un espace entre les incisives centrales supérieures apparaît également temporairement, c’est le signe qui indique que la disjonction est en cours.
La phase active dure généralement quelques semaines. Une fois la largeur souhaitée obtenue, l’appareil est maintenu en place pendant plusieurs mois sans activation afin de permettre la stabilisation des structures osseuses.
Hygiène avec un appareil interceptif fixe
Une hygiène bucco-dentaire attentive est indispensable. Au cabinet Plaisir de Sourire des conseils personnalisés sont prodigués aux patients afin qu’ils intègrent les bons gestes d’hygiène au quotidien.
Le brossage doit être particulièrement soigneux autour des dents et des différentes parties de l’appareil.
Selon les besoins, le fil dentaire, des brossettes interdentaires ou un hydropulseur (jet dentaire) peuvent compléter le nettoyage.
Si l’appareil devient mobile, se casse ou provoque une irritation inhabituelle, un contrôle orthodontique est nécessaire.
En savoir plus : Hygiène bucco-dentaire, Alimentation et orthodontie, Urgences et incidents
Votre prise en charge au cabinet Plaisir de Sourire
Le jour de la pose, le Dr Guillaume Arbouin ou le Dr Mathilde Maillart fixe l’appareil et vérifie son adaptation et son fonctionnement. Votre enfant reçoit ensuite des conseils personnalisés pour nettoyer ses dents autour de l’appareil, en votre présence. Les précautions alimentaires et les sensations possibles des premiers jours vous sont aussi expliquées.
Pour un disjoncteur, le praticien fait une démonstration de l’activation avec la clé prévue. Vous reproduisez ensuite le geste sous la supervision de l’équipe, pour en maîtriser la technique, la fréquence et le sens. La clé d’activation et une notice vous sont remises.
Lors des rendez-vous de contrôle, vous pouvez accompagner votre enfant en salle de soins, où des sièges vous sont réservés.
En savoir plus : Parcours de soin
Questions fréquentes sur les appareils fixes de l’enfant
Mon enfant a peur de porter un appareil. Comment le rassurer ?
Il est normal d’avoir quelques appréhensions avant de commencer. Nous prenons le temps d’expliquer à votre enfant le fonctionnement de son appareil, ce qu’il pourra ressentir et les gestes à adopter au quotidien. L’adaptation se fait progressivement, à son rythme.
Le disjoncteur est-il douloureux ?
Après la pose ou une activation, une sensation de pression sur les dents, le palais ou parfois le nez est normale. Elle est généralement passagère. Si une douleur inhabituelle apparaît ou si l’appareil bouge, contactez le cabinet.
À quel âge commencer un traitement par masque facial ?
Il n’existe pas d’âge unique. Le bon moment dépend de l’origine et de l’importance du décalage, de la croissance des mâchoires et du stade de développement des dents. Lorsque l’indication est posée, une intervention suffisamment précoce permet de mieux profiter du potentiel de croissance.
Les résultats du masque facial sont-ils stables ?
Le masque peut améliorer les rapports entre les mâchoires, mais il ne permet pas de contrôler toute la croissance future. Chez certains enfants, la mâchoire inférieure continue de grandir à l’adolescence, et le décalage peut réapparaître en partie. Une légère surcorrection est parfois recherchée pour anticiper cette évolution. Une surveillance régulière reste nécessaire jusqu’à la fin de la croissance.
Prendre rendez-vous pour un appareil fixe à Aiffres
Vous avez remarqué que votre enfant décale son menton en fermant la bouche, ou son chirurgien-dentiste vous a parlé d’un mainteneur d’espace ? Le Dr Guillaume Arbouin et le Dr Mathilde Maillart vous reçoivent au cabinet Plaisir de Sourire, à Aiffres, pour examiner sa situation. Ils vous expliquent si un appareil est utile et lequel. Pour convenir d’un rendez-vous, appelez le secrétariat au 05 86 58 01 45 ou écrivez-nous en ligne.